5 gestes éco-responsables à adopter sur internet

Nous utilisons tous internet au quotidien, plusieurs heures par jour pour la plupart. Cette nouvelle manière de fonctionner de notre société a néanmoins un impact sur le monde qui nous entoure.

Le numérique pollue, et même un petit geste anodin est source de consommation est pollution. Nous n’y pensons pas au quotidien car nous n’avons pas l’impression de jeter quelque chose, d’avoir quelque chose de matériel en train d’être consommé. Tout simplement parce qu’en dehors de note matériel informatique (qui a lui seul a déjà un grand impact sur l’environnement) la majorité des infrastructures nécessaires à vous permettre l’accès au numérique n’est pas visible et palpable. Néanmoins ces infrastructures existes, et leur impact est considérable.

Alors faut-il se passer du numérique ? Bien sûr que non, ou en tout cas très difficilement vu la place qu’il occupe dans notre société. Alors, comme pour le reste, il est primordial d’intégrer des bonnes pratiques au quotidien.

Si le sujet vous intéresse je vous conseille d’ailleurs le livre : Sobriété numérique: Les clés pour agir de Frédéric Bordage qui aborde l’impact du numérique dans son ensemble et vulgarise énormément certains aspects de ce nouvel enjeu.

Privilégiez le wifi à la 4G

L’argument est très factuel : “un réseau mobile 4G impacte environ 20x plus la planète qu’un réseau finaire de type ADSL ou fibre + wifi” (source : Sobriété numérique: Les clés pour agir).

Cela est dû à plusieurs facteurs techniques mais également énergétiques. La 4G nécessitant une plus grande énergie pour produire l’onde électromagnétique (700MHz pour la 1G -> à 3800MHz pour la 5G) qui augmente à chaque nouvelle génération (G). 

Il devient de plus en plus facile d’appliquer ce geste. A la maison déjà, chaque box dispose (normalement) d’un réseau wifi. A l’extérieur les commerces, restaurants et autres lieux publics ouvrent de plus en plus leur réseau wifi. Enfin, de nombreuses villes élargissent l’offre avec la distribution de réseaux gratuits en centre ville par exemple. 

Un reflexe à adopter et qui vous permettra de faire des économies car, les forfaits étant bien souvent illimités, les fournisseurs téléphoniques essaient de se faire de la marge grâce à la data au débit limitée une fois un plafond atteint. Si vous baissez vos besoins vous pourrez donc choisir un forfait dont la data est moins élevée et faire des économies.

Limitez votre consommation Cloud

Voyons déjà en quoi l’utilisation de Clouds pour le stockage de données est polluant.

  • Il crée de nombreux aller-retours vers les data-center
  • Même lorsque vous ne consultez pas vos documents, les serveurs des data-center continuent de tourner, 24/7
  • Un data-center consomme en moyenne, en une journée, autant que 30’000 habitants de foyers européens
  • La climatisation nécessaire et continue des serveurs représente 40% de la demande en électricité d’un data-center
Voilà pourquoi il va être très important de définir ce que vous souhaitez stocker en ligne.
Pour ma par j’essaie de limiter autant que possible mon utilisation du cloud à :
 
  • Travaux en équipe et à distance, en pensant à faire le tri régulièrement
  • Eventuellement quelques projets en cours si les documents sont très importants
  • Quelques documents administratifs importants en cas de problèmes

Et enfin ce qu’il faut donc éviter de faire : stocker l’intégraliter de vos documents, photos, archives sur les clouds.

Limitez vos destinataires d'email

On connait tous quelqu’un comme ça, qui met la terre entière en copie de ses e-mail. Sur le coup ça peut sembler être pas si mal, car “ça ne coûte rien” alors que si. Sans parler de l’augmentation considérable de mails à traiter pour tout le monde, ce type de pratique a un coût réel pour la planète.

Si l’on se dit qu’un mail n’a qu’un faible impact : 4g de CO (contre 0,014g pour un SMS)
Chaque jour il s’agit de 293 MILLIARDS d’e-mail à travers le monde. Soit 1172 MILLIARDS de grammes de 
CO par jour.

Le pire dans tout cela ? 75% sont des spams, et 60% ne sont pas ouverts.

Que faut-il en retenir ?

Si nous ne pouvons pas nous passer des e-mails, limitons leur nombre, et limitons le nombre de destinataire de ces e-mails. Combien de personnes me disent : la moitié des mails dont je suis en copie ne me concernent même pas, et je ne les lis même plus. 

Alors si parfois mettre en copie une personne peut être efficace, prenons le temps de réfléchir à l’utilité de nos envois.

Et pour certains points, préférez même un coup de téléphone ou un SMS, beaucoup moins polluant et en fin de compte, souvent plus rapides que de multiples échanges de mail.

Dosez vos commentaires et réactions

Encore un détail dont on ne pense pas souvent, mais comme vos documents ou vos mails, les posts, commentaires, et réactions sont des données qui sont enregistrés et stockés dans les data-center. Ainsi à chaque fois que vous mettez un pouce quelque part ou que vous répondez à un commentaire, vous ajoutez des données à stocker. 

Alors faut-il pour autant arrêter de réagir sur les réseaux sociaux ? Oui et non.

D’abord, pense qu’il devient essentiel pour la planète tout comme pour les relations humaines, d’arrêter les débats stériles par commentaires interposés sur les réseaux sociaux par exemple, qui devient le lot courant sur les réseaux sociaux..
De même, liker automatiquement n’importe qu’elle vidéo de page sur les bébés chats c’est mignon mais pas franchement utile. 

Ainsi je continue de réagir aux publications, car il s’agit de l’intérêt tout de même des réseaux sociaux, mais je deviens plus difficile et je le fais lorsque cela a une utilité. Et notamment pour : soutenir des commerces locaux, soutenir des causes, faire connaitre des artistes. Bref, essayons de transformer nos réactions en des actions qui ont du sens !

Allez directement sur le site cible

200 millions de recherches quotidiennes sont effectuées sur Google. Quand on sait qu’une recherche n’émet “que” 7g de CO2 les quantités sur l’année sont clairement importantes. 

Bien entendu une première solution consiste à utiliser des moteurs de recherche verts de type Ecosia. Je pense que c’est déjà un bon départ, mais l’idée reste tout de même de réduire le nombre de nos recherches. Pour cela, rien de plus simple :

Accéder aux sites internet en direct, sans recherche. Pour cela il faut bien entendu connaitre du nom de domaine du site internet. Vous pouvez directement taper l’adresse dans votre barre de recherche ou encore l’ajouter à vos favoris pour y accéder encore plus rapidement. Un geste réflexe à acquérir, mais qui finira même par vous faciliter la vie et vous faire gagner du temps.

Aller plus loin

Si vous souhaitez aller plus loin, cette superbe infographie est bien détaillée et très parlante.

Je vous encourage également à livre Sobriété numérique: Les clés pour agir de Frédéric Bordage comme je vous l’ai cité plus haut. 

Bref, renseignez vous, mais surtout n’attendez pas, commencez par changer des petites choses. Car le changement passe bien par l’accumulation de petites actions individuelles.

Photographie - Portrait de Camille Nedjar

Vous avez besoin d’aide pour créer votre présence sur internet ?

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